The Earth, the Fire, the Water, and the Winds – CARA
le Center for Art, Research and Alliances (CARA) à New York présente The Earth, the Fire, the Water, and the…
Crédit image : Evelina Domnitch & Dmitry Gelfand, Force Field
L’exposition collective Deep Fields investit la Galerie – Bunker – Cour, à travers une invitation à se tenir au plus près de ce qui échappe, à ce qui se dérobe aux représentations stabilisées. Conçue sous le commissariat de Félicie d’Estienne d’Orves et Olivier Schefer, en synergie avec Stéphanie Pécourt, l’exposition propose une traversée artistique des marges du visible, là où perception, science et expérience sensible se confrontent à leurs propres limites.
Le vernissage, le 23 janvier 2026, sera ponctué de performances et de surgissements signés Evelina Domnitch & Dmitry Gelfand, Germaine Kruip, Nicolas Montgermont, Ronan Masson, RYBN.ORG & Marie Constant, avant de se prolonger par un DJ set de Zombie Zombie (Étienne Jaumet et Cosmic Neman), prolongeant l’expérience dans un registre sonore et immersif.
Le titre Deep Fields fait écho aux images du télescope Hubble, qui, en 1995, révéla des milliers de galaxies en pointant vers une zone supposée vide du ciel. Depuis cet événement fondateur, les frontières du perceptible n’ont cessé d’être repoussées : découverte des exoplanètes, observation du fond diffus cosmologique, mise en évidence du boson de Higgs, détection des ondes gravitationnelles, première image d’un trou noir.
Ces avancées scientifiques dessinent un vaste continuum, de l’astrophysique à la physique quantique, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Deep Fields s’inscrit dans cette trajectoire, non pour illustrer la science, mais pour en éprouver les effets sensibles, ses bouleversements perceptifs et conceptuels.
Les artistes réunis dans Deep Fields sondent des territoires instables, allant de paysages lointains et désertiques à des champs de particules en perpétuelle fluctuation. Confrontées à l’invisible et à l’irreprésentable, leurs œuvres interrogent la perception elle-même : ses cadres, ses seuils, ses limites.
Ici, l’œuvre n’est plus un objet isolé ni une image figée. Elle devient trace d’un événement, vibration, oscillation, champ d’énergie. Lumière, magnétisme, fréquences, phénomènes imperceptibles à l’œil nu composent des expériences où le corps du spectateur reste engagé, affecté, traversé.
En résonance avec la pensée de Robert Irwin — « We are dealing with the limits of an experience » — l’exposition interroge ce qui se joue lorsque la perception atteint ses propres bords, lorsque voir, sentir et comprendre deviennent des gestes incertains.
Informations :
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