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Les premiers films des Frères Lumière sont incontestablement urbains. Que ce soit La sortie des usines Lumière ou bien L’arrivée du train en gare de La Ciotat, à la modernité de l’invention répondent les images de la modernité c’est-a-dire l’urbain.
Mais très vite, le cinéma va s’intéresser au monde rural. En France, l’âge d’or du cinéma ruraliste prend place entre le milieu des années trente et les années cinquante. Malgré la diversité des œuvres, une figure s’impose, celle de Marcel Pagnol. D’Angèle en 1934 à Manon des sources en 1952, ses films enregistrent un moment de l’histoire rurale française, celui où l’exploitation familiale connaît à la fois son triomphe et son chant du cygne.
L’exode rural s’amplifiant après la seconde guerre mondiale, les nouveaux urbains vont délaisser le drame paysan au profit d’autres genres cinématographiques qui décrivent une réalité complexe qu’ils tentent d’appréhender. Le cinéma de Jacques Tati en est un bon exemple : en 20 ans, Jours de fête devient Playtime.
Le monde rural va alors quitter rapidement les écrans des salles de cinéma pour se retrouver, idéalisé dans les écrans publicitaires. Pour de nombreux citadins, la campagne devient alors un antidote fantasmatique à la jungle des villes.
Depuis une vingtaine d’années, dans le sillage de la redécouverte de la « nature » par les néoruraux, le cinéma, documentaire notamment, redécouvre la ruralité. Mais elle est régulièrement représentée comme clivée entre un milieu modernisateur et sans âme, et une paysannerie à l’ancienne en train de mourir. Ces films ont fortement impressionné un public urbain qui préfère constater ce qui disparaît plutôt que de se faire témoin de ce qui naît. Ce même public qui souhaite vivre dans une campagne, cadre de vie paysagé, qui a souvent peu de points communs avec l’espace de production agricole intensif que veulent conserver les agriculteurs.
Anciens et nouveaux habitants des villages franciliens partagent désormais un espace qu’ils perçoivent et vivent de manières très différentes, parfois contradictoires. Le cinéma, en s’intéressant à nouveau au monde rural est en mesure d’apporter des éléments qui vont nourrir un débat autour de cet objet en constant renouvellement, la campagne.
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