L’atelier Steppes : 2h pour passer à l’alimentation conviviale
Le jeu et l’intelligence collective pour passer à l’action vers une alimentation plus durable
Crédit image : © PRÉAC Danse contemporaine Bourgogne–Franche-Comté
Pensée comme un séminaire immersif et transdisciplinaire, cette formation s’adresse à un public intercatégoriel d’acteurs et actrices de l’éducation artistique et culturelle — artistes, pédagogues, formateur·rices, cadres, personnes-ressources — désireux de nourrir leurs pratiques par une approche corporelle, sensible et poétique des enjeux écologiques contemporains.
Dans un contexte marqué par la technicisation des relations au monde et une déconnexion croissante au Vivant, la danse contemporaine est ici envisagée comme un puissant outil de décentrement. En mobilisant l’attention au corps, aux rythmes, aux perceptions et aux relations inter-espèces, elle ouvre des espaces d’écoute et de transformation qui dépassent le seul champ artistique. Comme le souligne David Abram, c’est à l’échelle de nos interactions sensorielles directes avec le monde que peuvent émerger des réponses ajustées aux besoins du vivant.
Pendant trois jours, la formation propose une traversée progressive des altérités humaines et non humaines : l’animalité et les organisations collectives (jour 1), la sensibilité végétale, fongique et les milieux vivants (jour 2), puis la composition, la transmission et l’essaimage des expériences (jour 3). Ateliers corporels, pratiques en extérieur, apports théoriques, tables rondes et outils pédagogiques se succèdent dans un dialogue constant entre expérience sensible et réflexion critique.
Les intervenant·e·s — chorégraphes, chercheur·e·s, scientifiques et pédagogues — incarnent cette approche transversale. Clara Cornil, Céline Larrère et Maureen Nass invitent à expérimenter des pratiques chorégraphiques situées, nourries par l’observation du monde animal, végétal ou microscopique. La chercheuse Julie Debellis, grand témoin du séminaire, tisse des liens entre études en danse, écologie et pratiques in situ, tandis que Joanne Clavel et Mathieu Depoil ouvrent la réflexion vers les champs de l’écologie politique, de l’éducation populaire et du dehors comme espace de transformation sociale.
Le cadre même de la formation — les jardins et paysages de Barbirey-sur-Ouche — participe pleinement de cette expérience. Loin d’un simple décor, le lieu devient un partenaire actif du travail, invitant à ralentir, observer, respirer et composer avec les éléments, les sols, les vivants qui l’habitent. Héritier d’une longue tradition de création chorégraphique in situ portée par le Dancing CDCN, Barbirey offre un terrain propice à l’exploration de nouvelles manières de faire monde.
Au-delà de l’expérience individuelle, la formation vise un objectif clair : faire émerger des ressources, des outils et des méthodologies transférables dans des contextes éducatifs, artistiques, culturels et sociaux. Les temps d’essaimage et de co-construction de projets permettent aux participant·e·s de penser concrètement l’intégration de ces pratiques sensibles dans des projets d’EAC ancrés dans les territoires.
En croisant danse contemporaine, écologie, pédagogie et recherche, Corps humain(s) et plus qu’humain(s) défend l’idée qu’une pensée écologique ne peut être uniquement cognitive. Elle doit s’éprouver, se vivre et se transmettre par le corps. Une invitation à redevenir, par le geste et l’attention, des Terrien·ne·s parmi les vivants.
Informations :
Le jeu et l’intelligence collective pour passer à l’action vers une alimentation plus durable
Dans le cadre du programme Européen Transformative Territories, mené par COAL avec ses 5 partenaires: ArtMill, Inland, ITM, Tavros, Zone…
Ipama intervient au cœur des écosystèmes événementiels (culture, musique, sport, tourisme) pour des événements plus engagés