Semons nos résistances – MAIF SOCIAL CLUB
Semons nos résistances au MAIF SOCIAL CLUB réunit quinze artistes autour d’une question essentielle : comment résister aux crises de…
Crédit image : © Chris Morin-Eitner / ADAGP, Paris, 2026
Sous le commissariat de Marie Deparis-Yafil, l’exposition réunit installations, photographies, dessins, fresques, sculptures et peintures pour composer un parcours où faune et flore se transforment, se déplacent et se réinventent. Sept artistes, sept univers singuliers, mais une même volonté de franchir les frontières du réel pour faire émerger d’autres manières d’habiter le monde.
Dans ces espaces, la nature n’apparaît jamais comme un simple décor. Elle devient matière à fiction, terrain d’expérimentation et espace de métamorphose. Les œuvres convoquent des créatures hybrides, des végétations imaginaires, des paysages en mutation et des écosystèmes fantasmés pour interroger, chacun à leur manière, les transformations du vivant et celles de notre propre regard.
Designer végétal, Alexis Tricoire propose ainsi de déplacer notre perspective sur la nature et questionne notre capacité d’adaptation face aux bouleversements climatiques. Marguerite Li-Garrigue imagine des créatures en pleine mutation, où les insectes deviennent les figures d’un monde en transformation. Avec ses sculptures interactives, Tom Lellouche fait dialoguer organique et nouvelles technologies pour interroger notre rapport au vivant et aux formes contemporaines de l’artificialisation. Entre art, design et fiction, NeoConsortium poursuit cette exploration avec son Laboratoire d’Agroesthétique, une entreprise multinationale fictive qui brouille les frontières entre industrie, innovation et imaginaire. Manon Touhami développe quant à elle une peinture symbolique et onirique où les relations entre l’humain, la nature et les transformations intérieures se répondent. Dans les photographies et tissus imprimés de Chris Morin Eitner, architectures, animaux et végétations composent des paysages où la nature semble progressivement reprendre ses droits. Enfin, Shivay la Multiple mêle broderies de sequins, fleurs de verre, lumière et mémoire pour évoquer les paysages et les métamorphoses inspirés des grands fleuves du monde.
De la créature à la plante, du paysage à l’écosystème, Aux frontières de l’imaginaire invite ainsi à regarder le vivant depuis un territoire où réel et fiction se rencontrent. En faisant surgir des formes nouvelles, étranges ou familières, l’exposition ouvre un espace pour penser autrement les mutations qui traversent nos milieux de vie – et peut-être pour imaginer les mondes qui pourraient leur succéder.
Autour de l’exposition, une programmation gratuite de visites, ateliers et performances propose aux publics de prolonger cette exploration : création de plantes et de jardins imaginaires avec Manon Touhami, créatures gonflables avec Marguerite Li-Garrigue, performance de NeoConsortium, ateliers d’origami autour de la forêt enchantée ou encore visites guidées par la commissaire Marie Deparis-Yafil.
INFORMATIONS :
Semons nos résistances au MAIF SOCIAL CLUB réunit quinze artistes autour d’une question essentielle : comment résister aux crises de…
le Musée de la Chasse et de la Nature invite l’artiste Lionel Sabatté à investir l’ensemble de ses espaces avec…
À la Maison des arts plastiques Rosa Bonheur, les artistes Vanina Langer et Magali Wehrung présentent Pendant que les champs…