POUR DES ALLIANCES INTER-ESPÈCES FACE AU CHAOS CLIMATIQUE DE SUZANNE HUSKY – RURART
Rurart accueille une série d’aquarelles de Suzanne Husky dans l’exposition Pour des alliances inter-espèces face au chaos climatique, qui nous…
À travers installations, peintures, sculptures et vidéos, les artistes Aung Ko, Charlotte Moore, Marisa Müsing et Xu Fang envisagent le monde comme une métamorphose permanente en déployant un jardin en mouvement où la figure de la fleur devient microcosme, seuil et espace de symbiose.
Dans le travail de Xu Fang, la peau devient un territoire. Ni simple enveloppe ni protection hermétique, elle agit comme un seuil poreux où s’opèrent absorption, décomposition et régénération. Moisissures, pigments altérés, écorces d’eucalyptus : ses œuvres fonctionnent comme des systèmes vivants en transformation continue.
Chez Aung Ko, la métamorphose naît de la cendre. Exilé du Myanmar après le coup d’État militaire de 2021, l’artiste inscrit dans sa série After Black une mémoire traumatique faite de strates noires, de surfaces carbonisées et de fragments végétaux. Le noir, dense et viscéral, évoque forêts détruites et maisons incendiées. Pourtant, la peinture devient espace de résilience. Inspiré par la philosophie bouddhiste, Aung Ko pense la destruction comme moment d’un cycle vital.
Les œuvres de Charlotte Moore et Marisa Müsing mettent en tension céramique et métal, fragilité et résistance. De cette friction naissent des formes hybrides, presque organiques, qui évoquent des espèces en mutation. Leur travail dialogue avec l’univers littéraire de Mercè Rodoreda, dont les fleurs symbolisent mémoire et survivance en exil. Les références se croisent — de l’Urpflanze de Johann Wolfgang von Goethe aux planches naturalistes de Maria Sibylla Merian — pour composer un jardin spéculatif.
Planaomai se traverse comme un jardin en perpétuelle transformation. Les œuvres ne proposent pas une image figée de la planète, mais un espace relationnel en devenir. Dans cet écosystème sensible, formes, matériaux et récits s’entrelacent, révélant que rien n’existe isolément. La fleur devient alors lieu de négociation entre perte et survivance, destruction et conservation, humain et non-humain.
Informations pratiques
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